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La fondation de l'abbaye de Chezal-Benoît s'inscrit dans le renouveau monastique qui marque la fin du XIe et le début du XIIe siècle. Fondée par un moine italien venu en 1093 de Vallombreuse, la communauté conserva de son origine une volonté réformatrice et fut à l'origine d'une nouvelle réforme monastique regroupée au sein de la congrégation cazalienne à la fin du XVe siècle et finalement intégrée en 1636 à la congrégation de Saint-Maur. Les bâtiments conventuels, reconstruits aux XVIIe et XVIIIe siècles, sont utilisés par un hôpital. En revanche, l'église, devenue paroissiale, a conservé une puissante façade, percée d'un élégant portail dominé par trois larges baies, qui n'est pas sans évoquer Vézelay. Ce portail, divisé par un trumeau, s'orne de chapiteaux au riche décor végétal.
Longue à l'origine de plus de 60 mètres, l'église est désormais privée de son transept et du choeur bénédictin à cinq chapelles échelonnées qui ont été abattus en 1827. Il subsiste six travées d'une vaste nef couverte d'un berceau brisé et dotée de collatéraux, qui abrite des stalles du XVe siècle et une Vierge de pitié.
Aux alentours :
MONTLOUIS : église Saint-Martin (I.S. en 1926), chevet plat, façade soignée, belle porte en plein cintre, accostée par deux arcades, chapiteaux à palmettes, massif clocher.
SAINT-BAUDEL : église, nef et choeur rectangulaires, portail ouest XIIe, tour-porche XIIIe.
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